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La gallarde
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GAILLARDE
Gaillardia. Astéracées.
Pour jardin de curé. Fond de massif.
Rarement nom aura si bien convenu à une plante, et cependant
Monsieur Gaillard a bel et bien existé,
au XVIIe siècle. La gaillarde a longtemps fêté l'été dans les jardins de curé, avant que l'on trouve sa silhouette trop banale, avec cette manie de peindre des cocardes rouges et orange. Il en existe deux sortes : la vivace et l'annuelle, toutes deux hautes de 50 cm, et en fleurs de juin aux gelées. Comme elles meurent souvent prématurément épuisées par l'abondance de leur floraison, on ne les essaie guère qu'une année, puis mise au rancart définitive. C'est oublier trop vite que les variétés annuelles sont faciles à cultiver, généreuses à souhait, et pleines de charme.
BESOINS VITAUX
Un coin de bonne terre, assez profonde. Soleil.
LES DéBUTS
Les espèces vivaces s'achètent en godets, à installer en
septembre ou mars. Auparavant on aura
bêché profondément, et incorporé un peu de terreau. Écartez les limaces avec des appâts ou un rond de cendres fraîches. Semez les graines des variétés annuelles en mars-avril, sous châssis froid. Repiquage en place en mai, à 30 cm en tous sens, ou en ligne au potager.
ENTRETIEN
Il faut parfois tuteurer, mais c'est à contrecœur. Autant le
faire tôt, en disposant des ramilles de
noisetier de part et d'autre des touffes, qui les masqueront vite.
Le petit truc qui change tout : éliminez les fleurs fanées car
la formation des graines arrête toute
floraison ultérieure. Un sécateur n'est pas inutile, ni des gants car il y a plein de poils piquants sur les tiges de gaillardes. Ça gratte ! |
